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Enrichissez vos connaissances sur le développement durable à travers une sélection variée de livres et de revues.
L'environnement : comprendre et gérer
De Luc
Boyer et Marielle
Guille
Disponible en librairie et sur www.corlet-editions.fr 320 pages
Prix public : 25 euros Format : 160x240
Ce livre s’adresse à
tous ceux qui sont curieux de comprendre comment l’homme et ses créations
agissent sur l’environnement et réciproquement. Le lecteur est invité à découvrir
ou redécouvrir les rapports entre l’homme, la société, la vie et la Terre. Face aux
problématiques environnementales, nos modèles semblent dépassés et nos
représentations obsolètes. Il s’agit d’aider à trouver une harmonie de
fonctionnement entre la société humaine et la planète, permettant d’améliorer
l’efficacité de nos organisations.Volontairement non polémique, les auteurs ont voulu fournir
aux lecteurs les sources et les arguments, souvent scientifiques, pour se
forger leur propre conviction et construire une nouvelle représentation de
l’homme dans son environnement.Cet ouvrage s’appuie sur les travaux de nombreux chercheurs
et le soutien de l’Ecole des Métiers de l’Environnement.Luc Boyer, Docteur d’Etat en gestion, économiste, Ingénieur
chimiste, est Directeur de Recherche à l’Université de Paris Dauphine et
Président de l’Ecole des Métiers de l’environnement de Ker Lann. Spécialiste de
la prospective il a écrit de nombreux ouvrages académiques ou de vulgarisation.Marielle Guille, Maîtrise de biologie, Diplômée de l’Ecole
des Métiers de l’Environnement de Ker Lann, est chargée de la communication de
cette école. Elle s’est spécialisée dans l’analyse systémique.
Corps et Âme
d’Anita Roddick
Editions Village Mondial et Graines de Changement,
269 pages
Traduit de l’Anglais, Business as Unusual,
par Elisabeth Laville et Marie Balmain.
A soixante et un an, Anita Roddick, la pionnière de l’entreprise responsable est plus radicale que jamais sur le rôle des entreprises pour changer le monde. L’entrepreneuse « bab » des années 80, qui confondait commerce et militantisme, inventait ce faisant la gestion durable de l’entreprise : la beauté sans la férocité des tests sur les animaux, les cosmétiques comme moyen de développer un commerce équitable… A travers l’aventure de The Body Shop, sa fondatrice offre une vision humaine du marché et du management où passion, conviction et business s’unissent. Dans son livre, pas de concept fumeux ni de théories abstraites mais le vécu d’une femme qui a su faire de ses valeurs un « business model », qui tient toujours la vedette à Wall Street.
H.H.
Elisabeth Laville, directrice d’Utopies, cabinet-conseil en développement durable, et traductrice avec Marie Balmain, de l’ouvrage d’Anita Roddick Business as Unusual*, analyse la pertinence de ce livre témoignage pour les entrepreneurs d’aujourd’hui.
En quoi l’expérience The Body Shop peut-elle inspirer une entreprise qui s’essaye au développement durable ?
Je crois qu’Anita Roddick a fait de son entreprise un véritable laboratoire de recherche pour tester tout ce qu’il est possible de faire en matière de responsabilité sociale et environnementale. En bousculant les règles… puisqu’elle ne les avait pas apprises, n’ayant jamais fait d’école de commerce ou de MBA. Aujourd’hui encore, The Body Shop reste l’une des entreprises les plus avancées en la matière : en plus du refus des aberrations communes (promesses cosmétiques « miracles », tests sur les animaux, sur-emballage, etc.), l’entreprise a adopté des pratiques socialement innovantes comme le commerce équitable avec les fournisseurs, le dialogue et la transparence en interne sur des sujets de société, sur le rapport développement durable, les crèches d’entreprise... Le résultat est que, sans publicité, The Body Shop a eu une part d’influence bien supérieure à sa part de marché. Ainsi, elle est à l’origine de la loi qui interdit désormais en Angleterre les tests sur animaux pour les produits cosmétiques.
The Body Shop a perdu de son caractère militant depuis le départ de sa
fondatrice de la présidence. Sans gourou, l’entreprise est-elle condamnée à revenir au « business as usual » ?
Anita a très bien réussi à « encapsuler » l’engagement social et environnemental dans l’ADN de son entreprise, dans ses produits, dans sa culture interne ou encore dans sa réputation, qui représente, comme on le sait, près de la moitié de la valeur d’une entreprise désormais. Ce qui signifie que The Body Shop ne peut pas, me semble-t-il, redevenir une entreprise comme les autres, sous peine de voir se diluer la différence de ses produits, la fidélité de ses clients, la motivation de ses équipes, etc. Mais il est vrai que la personnalité hors du commun d’Anita Roddick agissait comme une source d’énergie, alimentant l’engagement, l’innovation et l’esprit iconoclaste de The Body Shop. Bien qu’intervenant comme consultante externe et non plus comme décisionnaire, Anita reste très présente sur l’innovation produit. Cependant le risque existe d’une mise en avant moindre des engagements de l’entreprise, de campagnes plus consensuelles, et de pratiques moins audacieuses.
Anita Roddick insiste sur la nécessité de cultiver la créativité, en dehors des règles du marketing et du « durablement correct ». Les patrons d’aujourd’hui manquent-ils d’imagination ou de cœur ?
Je crois que nos écoles de commerce, et les grands cabinets d’audit ou de conseil qui sont souvent les étapes incontournables d’une carrière prometteuse, cultivent assez peu la prise de risque, l’esprit d’entreprise et la capacité à changer radicalement les règles du jeu… Or c’est tout l’enjeu du développement durable. Comme disait Einstein : « on ne peut pas résoudre un problème sans changer le système qui l’a engendré ». Aujourd’hui, nous savons que nos modes de production et de consommation demanderaient deux planètes supplémentaires, s’ils étaient généralisés… Nous ne les avons pas ! Il ne suffira pas, en termes de développement durable, de consommer un peu moins de ressources ou de produire un peu moins de déchets. Il faut littéralement inventer de nouveaux « business models », plus vertueux dès le départ. C’est ce qu’a tenté de faire Anita Roddick, et c’est pour cela qu’il est nécessaire de ramener de la créativité, de la vision, de l’audace, de l’intuition et du cœur dans les entreprises !
Propos recueillis par Hélène Huteau
* Elisabeth Laville a créé début 2004 avec Marie Balmain et Jean-Sébastien Stehli une agence d’information Graines de Changement. Sa mission est de partir en quête des « entrepreneurs du meilleur », ceux qui travaillent pour transformer positivement leur société, leur entreprise, leur vie. Des idées « rafraîchissantes » diffusées sur un site web et une newsletter (www.grainesdechangement.com) mais aussi avec des livres comme celui d’Anita Roddick.
La guerre de l’eau aura-t-elle lieu ?
Par Nguyen Tien-Duc
Éd. Johanet \ 256 pages
Les ressources en eau « naturelles » sont en voie d’épuisement inéluctable : il est donc impérieux de s’entendre pour cesser les gaspillages et les conflits, et préserver une matière première devenue plus précieuse que l’or, le pétrole, le blé ou le riz.
Maîtriser les sources d’approvisionnement de cet « or bleu » ne suffira pas, il faudra aussi toute l’ingéniosité de l’homme pour en démultiplier les effets obtenus, à consommation égale. Le constat est effarant : en 2050, 5 milliards d’habitants manqueront d’eau, sur les 9 (400 millions sur 6 milliards actuellement). Seulement 2 % de l’eau de la planète est douce, dont les deux tiers sont des glaciers et des calottes polaires ! Les réserves souterraines s’épuisent plus vite que les précipitations ne peuvent les réapprovisionner.
Le livre, passionnant, retrace les divers conflits entre riverains :
qualité du Rhin ; sources éthiopiennes du Nil Bleu pour l’Égypte ; le Yarmouk, le Banias et autres affluents du Jourdain, les égoïsmes de chaque pays concerné, Syrie-Liban, Jordanie-Israël ; la question du Mékong, entre la Thaïlande et le Laos, etc. Son mérite est de nous remettre en mémoire de façon claire les déclarations de Stockholm et de Rio, le sommet de Johannesburg, les programmes de l’ONU, PNUD, PNUE, de nous obliger à réfléchir quant aux lignes selon lesquelles il faudra sans doute repenser l’APD (l’aide publique au développement). Et à solliciter notre matière grise quant aux propositions de la Commission mondiale de l’eau.
L’eau en France. Quelle stratégie pour demain ?
Par Jacques Oudin
Éd. Johanet \ 228 pages.
Sénateur, président fondateur du Cercle Français de l’Eau, Jacques Oudin nous livre une forme de bilan de dix ans de débats sur l’eau afin d’éclairer ceux qui sont ou seront amenés à prendre des décisions concertées.
Il n’oublie pas d’énumérer les multiples usages (transports, agriculture, énergie, industrie…) et souligne l’aspect « matière première » (11 000 m3 d’eau consommés pour une tonne de fibres synthétiques, 5 000 litres pour un kilo de riz).
Certaines activités la consomment complètement, ou la polluent, d’autres non : 59 % de la consommation totale en France utilisés pour l’énergie électrique sont en fait restitués et réutilisables par d’autres industries. Pour bien situer le débat en France, il plante également le décor sur le plan mondial et donne la parole à des experts, dont l’autre « professionnel » du monde politique, André Santini (pour l’Île-de-France) et le président du Comité de Bassin Loire-Bretagne. Avec des données chiffrées, et une description détaillée des institutions sur lesquelles il suggère de transposer le « système original précurseur » français à d’autres pays, à commencer par ceux qui constituent l’Europe.
Lutte-t-on vraiment contre le cancer ?
Par Geneviève Barbier et Armand Farrachi
Éd. de La Martinière, 175 pages \ 15 euros
Chaque année en France, le cancer tue 150 000 personnes et on diagnostique un cancer toutes les deux minutes. Ce fléau reste la première cause de mort prématurée et la deuxième cause médicale de décès. Depuis le temps qu’on aide la recherche et compte tenu des sommes investies, ne pouvait-on espérer de meilleurs résultats ? Autre phénomène inquiétant, avec une augmentation de 63 % de nouveaux cas en vingt ans : le cancer progresse. Dans ce livre décapant très argumenté, les auteurs mettent en doute la volonté de lutter efficacement contre le cancer. Ils nous invitent à ne pas attendre d’avoir la preuve pour agir. En effet, notre société refuse de reconnaître qu’une des sources de la maladie réside dans la pollution de notre environnement, l’usage de produits toxiques dans notre alimentation et l’exposition à des substances nocives dans un cadre professionnel. Et si elle se trompait ?
La surprenante histoire de Claude-Jean Desvignes, jeune
dirigeant
Éditions d’Organisation et Centre des jeunes dirigeants (CJD).
Ouvrage collectif. Rédaction Bruno Tilliette.
240 pages \ 12 euros
Ce livre de bord est réservé aux lecteurs ouverts qui ont le sens de l’
humour et la volonté de réfléchir. Présenté sous la forme d’un journal intime de Jeune Dirigeant *, il nous fait partager toute une gamme de micro-événements** qui font la vie de l’entreprise.
La perception qu’en a le lecteur (cadre ou dirigeant) fait le reste : celui qui sait lire entre les lignes de cet ouvrage ou celles de sa propre entreprise, tendre l’oreille, déchiffrer les lignes d’accord, ou les désaccords, bref prendre la vie du bon côté, y apprendra à responsabiliser l’ensemble de son personnel. Il saura impliquer ses équipes et faire sortir les cadres du rôle de filtre qu’ils se sont adjugés. A contrario, le lecteur qui sait tout avant d’être né, le dirigeant de droit divin, passera à côté de son aspect pédagogique, instructif et ludique !
Tout y est déroulé : les relations avec les clients, les fournisseurs, les actionnaires, le personnel et les banquiers sans oublier l’environnement : comment s’extraire des réglementations, des événements politiques, de la concurrence ou oublier l’aventure que l’on fait vivre à sa propre famille… Heureusement l’humour et la bonne humeur
distillés permettent à ce livre de réaliser la performance de nous expliquer… la « performance
globale », objectif avoué du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise, et apporte le fonds d’humanisme qui conduit à s’extraire du présent*** pour penser et agir dans la durée.
* Édité par le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise, d’où les majuscules et les initiales de l’« auteur ».
** Chaque anecdote est réelle, vécue par l’un ou l’autre des 400 dirigeants qui y ont contribué.
*** Le journal de bord « commence » le 26 juin 2001 et « finit » le 20 mars 2004, jour de sa parution.
Olga et la rue de l'écolo
De Dominique Garrigues
Éd. Bénévent / 10 euros
L'astuce de l'auteur est d'aborder cette hydre qu'est la gestion de l'environnement - biodiversité, effet de serre, dioxines, marées noires, déchets, etc. - par l'intermédiaire d'une écolière de neuf ans, vive et curieuse, à un point d'ailleurs improbable pour cet âge. Il n'empêche, ce choix permet une heureuse liberté de ton, un style souvent plus proche de l'expression orale que du bon français, une parole entrecoupée dès qu'elle devient trop abstraite ou ennuyeuse. Avec Olga, le lecteur questionne les parties prenantes de notre monde d'adultes : élus, fonctionnaires, militants, syndicalistes, consultants… Par chance, chacun travaille à portée de sonnette dans la même rue, et son nom suggère sa fonction : Mme Protègenvir, M. Adminenvir, Mme Syndicagri, M. Consultenvir, M. Plaidebien, etc. Cet artifice permet au lecteur de saisir rapidement de quelle tutelle chaque intervenant relève et à l'auteur de manier aisément la critique autant que les concepts, du principe de subsidiarité aux quotas négociables. Ainsi, sont dénoncés les monopoles pour l'électricité et les transports publics, la priorité au nucléaire ou le principe de précaution " renforcé " porteur de normes jugées excessives, comme pour le plomb dans l'eau de boisson. Ce point est d'ailleurs l'un des premiers chevaux de bataille enfourchés par l'auteur, qui a créé, dans le prolongement de son livre, l'" Institut européen pour la gestion raisonnée de l'environnement ". Pas moins.
M-L Moinet
Mémento du développement durable
Les territoires inventent l'avenir
Victoire-Editions / Dexia Editions / 25 euros
Publié à l'occasion des premiers "Rubans du développement durable" décernés en octobre 2003, le Mémento 2004 est une excellente introduction à la mise en place de la démarche Agenda 21 au sein des collectivités locales et territoriales. Ce petit ouvrage de 149 pages est rédigé par l'équipe du Comité 21 et offre un foisonnement d'informations sur le développement durable en France et dans le monde. Certains lecteurs, déjà très au fait de cette démarche, le jugeront sans doute un peu trop didactique - ils pourront cependant trouver un grand intérêt à découvrir dans la seconde partie les réalisations des dix collectivités lauréates des Rubans, complétées par l'interview d'élus locaux figurant sur le CD-Rom d'accompagnement. Pour les autres, cette présentation très complète a le mérite de donner un panorama historique, idéologique mais aussi pratique du développement durable.
L. Le Floch Meunier
Mettre en pratique le développement durable
De Olivier Dubigeon
Éd. Village mondial / 39 euros
Olivier Dubigeon offre aux entreprises le premier véritable guide pratique du développement durable. Gouvernance, management intégré, indicateurs de performance globale, reporting, dialogue, concertation sont autant de questions passées en revue au fil des pages. Mais l'analyse ne s'arrête pas là et la grande originalité de l'auteur consiste à proposer des pistes d'actions concrètes et opérationnelles aux entreprises. Principes, processus et méthodes ne manquent pas pour obtenir des résultats…
A de Massia
Environnement et santé publique
De Michel Gérin, Pierre Gosselin, Sylvaine Cordier, Claude Viau, Philippe Quénel et Erice Dewailly
Éd. Lavoisier / 51 euros
"Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à sa santé ". Cette exigence inscrite dans la Charte de l'environnement de 2003 nécessite de porter des efforts accrus sur la connaissance et la prévention des impacts des perturbations de l'environnement sur la santé. La nouvelle édition d'Environnement et santé publique : fondements et pratiques répond très efficacement à ce nouveau besoin d'information. En effet, cet ouvrage exhaustif -39 chapitres autonomes regroupés en 5 parties- prend le parti de décrire la relation environnement-santé dans toutes ses dimensions : principes, méthodes, milieux, effets, pratiques.
Fruit d'une complexe mais enrichissante collaboration entre plus de 130 spécialistes canadiens et français, ce volume servira aussi bien de référence pour les professionnels que de manuel d'étude universitaire. Il permettra, d'une part, d'évaluer les risques et de proposer, d'autre part, des moyens de prévention et d'intervention adaptés à des cas multiples et spécifiques
H. Méjean
Plus que jamais, le Comité 21 fait preuve de dynamisme avec de nouvelles publications. Considérant que le développement durable est passé du concept à l'action, il accompagne, identifie et valorise les bonnes pratiques pour contribuer à leur déploiement dans les structures de management…
Entreprises et développement durable
De Anne-Marie Sacquet et Nicolas Blanc -
Éd. Comité 21 / 15 euros
Fondé sur la complémentarité des analyses, des expertises et des modes d'information, ce deuxième tome donne la parole aux entreprises ayant opté pour un management renouvelé. Il raconte des histoires, dresse des portraits de parcours d'entreprises, publie des témoignages. Le principe éditorial des "paroles d'acteurs" illustré de réalisations concrètes offre une lecture dynamique et enrichissante.
A de Massia
Territoires et développement durable
De Anne-Marie Sacquet et Nicolas Blanc
Éd. Comité 21 / 15 euros
Avec plus de quatre-vingt retours d'expériences de coopération internationale, de mise en œuvre d'Agendas 21 locaux et de stratégies départementales, ce deuxième tome reflète la mobilisation croissante des collectivités territoriales dans la mise en œuvre concrète du développement durable. Condensé, cet ouvrage présente et synthétise les expériences concrètes des collectivités à travers des reflexions et des savoir-faire originaux.
A de Massia
L'atlas mondial du développement durable
De Anne-Marie Sacquet
Éd. Autrement et Comité 21 / 14,95 euros
Outre la considération des données socio-économiques, géopolitiques et environnementales d'un point de vue mondial, cette réédition propose en supplément, un cahier de huit pages sur le développement durable. Des informations essentielles sur la France y figurent en matière d'environnement, de développement humain et d'économie. Toute ces données réactualisées sont présentées à travers plus de 110 illustrations inédites, dont 40 cartes du monde et 70 infographies.
A de Massia*
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Interview
Mythes et réalités de l’entreprise responsable
de Michel Capron et Françoise Quairel-Lanoizelée
Éd. La Découverte \ 20 euros
La prise en compte actuelle de la responsabilité sociale, environnementale, par les entreprises relève-t-elle d’une prise de conscience ou d’une façon de soigner leur
image ?
La diffusion de la notion de responsabilité sociale et environnementale des entreprises est le résultat, à la fois, des pressions exercées par une société civile inquiète des périls majeurs causés par les activités économiques, et de la dégradation d’image des entreprises, notamment les plus grandes, ce qui les contraint à réagir pour regagner uneconfiance perdue auprès de l’opinion publique.
Quels arguments peuvent conduire les entreprises à intégrer à leur stratégie des objectifs de développement durable ?
Essentiellement la peur des risques. Risques de réputation et d’image, mais aussi risques sociaux, sanitaires et environnementaux qui sont susceptibles de porter préjudice au développement des activités et à la rentabilité des entreprises.
Pouvez-vous décrire le profil type d’une entreprise responsable ?
Il serait dangereux d’édicter des normes en la matière. On peut cependant énoncer quelques principes allant dans le sens d’une contribution des entreprises à la production de biens communs globaux. Deux sont particulièrement importants.Le premier est l’intégration dans les systèmes de management de nouveaux critères de gestion et d’évaluation des performances prenant en compte les considérations sociales et environnementales et mettant fin à une orientation exclusive vers la recherche du profit. Le second est l’examen de l’utilité sociale des activités du cœur de métier de l’entreprise et leurs impacts sur la société.
Réserves de biosphères, des lieux privilégiés pour les hommes et la nature
Éd. MAB-UNESCO
Une vue générale du concept de réserve de biosphère et de sa mise en œuvre dans le cadre du Programme international de l'UNESCO sur l'homme et la biosphère (MAB). Cet ouvrage décrit les réussites de pointe les difficultés et les obstacles quant à l'application de ce concept dans les différents contextes et environnements sociaux, culturels, économiques et biographiques.
Les PME et l'environnement. Enjeux et opportunités.
Éd. Observatoire des PME (n°4 - 128 p. - 10 euros)
Ce numéro de l'Observatoire des PME présente l'opinion des chefs de PME sur la problématique de l'environnement, analyse les contexte réglementaire et les politiques publiques engagées et décrit l'environnement comme champ d'activité économique et place occupée par les PME.
Sauver la terre
De Yves Cochet et Agnès Sinaï - Éd. Fayard / 19 euros
Nouveau cri d'alarme sur le sort et l'avenir de notre planète, cette fois-ci poussé par Yves Cochet, l'ancien ministre de l'A ménagement du territoire et de l'Environnement, et Agnès Sinaï, journaliste et réalisatrice.
Le dictionnaire des risques
De Yves Dupont- Éd. Armand Colin
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